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Jean Amédée Pierre est le fils d’un ancien maire d’Arc-en-Barrois, Jean-Baptiste Nicolas Pierre. Agent de commerce de bois flotté pour l’approvisionnement de Paris, il devient lui-même maire d’Arc-en-Barrois de 1870 à 1880 durant la guerre de 1870 il parlementa avec les Prussiens, et vers la fin du siècle, Jean Amédée Pierre âgé de 80 ans est réélu maire pour 2 ans puis il est remplacé par monsieur Morisot.

En 1895, Jean Amédée Pierre adopte une jeune fille de 22 ans qui se marie bientôt avec monsieur Delécolle, un publiciste de Paris. Le 30 mai 1896, Jean Amédée Pierre à la joie de voir naître chez lui un enfant de sa protégée. À son décès le 21 novembre 1901, sa fille offre cinquante francs à la commune d’Arc-en-Barrois. Qui donne gratuitement une place au cimetière d’Arc-en-Barrois et une rue d’Arc-en-Barrois portera son nom. Il rédigea avec ses amis républicains d’Arc-en-Barrois Joseph François Frédéric Steenackers, Abel Poullain un projet d’alimentation du bourg en eau potable, projet qui devint réalité. Pour cette époque, cette réalisation fera d’Arc-en-Barrois une commune modèle.

Le premier Lieutenant du 23ème régiment de la Landwer, après avoir en vain sollicité le maire de la ville d’Arc-en-Barrois de lui payer l’impôt de janvier (5035 F) doit être dans son salon à la tête d’un peloton et donne l’ordre de piller et de prendre la pendule. Pendant qu’il est occupé à écrire le récit du vol commis, et que ses hommes emportent le meuble particulièrement cher à sa nation, il s’arrête dans sa mission devant la proposition qu’on vient lui faire de verser dans une heure la somme exigée.

Les Prussiens chez

Jean Amédée Pierre le 3 mars 1871.

Anatole Gabeur «Je suis né en 1832 à Aubepierre sur Aube, mon père Odot Gabeur était garde forestier, ma mère Françoise Bazin a voulu me donner le prénom de Jean-Baptiste mais tout le monde m’appelait Anatole. J’étais ferblantier à Arc-en-Barrois quand j’épousai le 18 octobre 1868 dans cette ville Marie Joséphine Dhotel. Je suis mort à Arc-en-Barrois le 13 août 1908, et par testament déposé chez maître Guillin à Arc-en-Barrois, Je lègue et donne tous les biens qui composeront ma succession à être employés à la construction, d’une fontaine que l’on verra depuis la rue. Si ce legs ne sont pas acceptés, je lègue mes biens au bureau de bienfaisance d’Arc-en-Barrois pour les aveugles et les vieillards. Mais ce legs universels sont fait sous la condition que le bureau de bienfaisance obtienne de cette ville que la grande rue d’Arc-en-Barrois porte mon nom avec des plaques fond rose lettres blanche et filets blancs, une plaque à l’angle de chaque rue. Si la ville n’accepte pas ce legs je donne tout à la commune d’Aubepierre-sur-Aube pour faire une fontaine monumentale devant l’église. Toutefois j’implore mon légataire universel quel qu’il soit de me faire enterrer civilement dans le cimetière d’Arc-en-Barrois auquel deux cents personnes assisteront et employant le monument que j’ai au cimetière d’Arc-en-Barrois sur lequel les inscriptions devront être effacées et remplacées par les inscriptions suivantes : Ici repose du sommeil du juste, le sage Anatole Gabeur n’ayant jamais bien aimé autre chose que l’innocence, les fleurs et les oiseaux.

Fait à Arc-en-Barrois le 18 mars 1908 Jean-Baptiste dit (Anatole) Gabeur.