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Site de ArcenBarrois |


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La famille Poullain est originaire du Chablis. Ses ancêtres étaient viticulteurs, tonneliers, huissiers et juge de paix. Pierre Poullain vient exercer la médecine à Arc-en-Barrois. Son fils Abel, né à Arc-en-Barrois en 1826 poursuit ses études à la faculté de Montpellieroù il soutient sa thèse le 24 janvier 1856. “Essai sur l’hygiène des habitants dans le canton d’Arc-en barrois” .Devenu Docteur, il revient en Haute-Marne et prend bientôt la succession de son père. Il exerce sa profession avec beaucoup de dévouement et de bonté, il sillonne le canton en tous sens suivant les routes, les Sommières ou les sentiers. Il s’intéresse aussi à l’archéologie, examine les fragments de dolmens, de curieux murets, des levées de terre qui parsèment la région, étudie l’histoire de tout les villages du canton, rédige de nombreux textes historiques et publie plusieurs brochures. En été, il organise la capture des vipères très nombreuses dans la région. Il rétribue lui-même les personnes du pays, qui, armées d’une assiette de lait et d’une fourchette essaient de capturer les serpents venimeux. |
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Républicain convaincu, le docteur Abel Poullain soutient, à la fin du second empire, la candidature de son ami François Frédéric Steenackers. À la proclamation de la république, le docteur Abel Poullain devient maire d’Arc-en-Barrois. Son mandat ne durera que vingt jours car il ne peut le concilier avec ses importantes activités professionnelles. Il cédera sa place à son ami Amédée Pierre. Pris de malaise à la messe de minuit le 24 décembre 1896, il décédera le jour de Noël. Il est si regretté que le Conseil Municipal décide aussitôt de donner son nom à la route de Giey-sur-Aujon dite du (rue du Grand Clos) située en face de sa maison. Abel Poullain était foncièrement bon, humble et paisible, oubliait souvent de se faire payer. Parfois en quittant la maison d’un malade il laissait même une pièce sur le coin de la cheminée. |
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