page d'accueil

richardpatrici@wanadoo.fr

Site de ArcenBarrois

Son oncle paternel, Blaise Pierre Duponnois, l’est aussi à Clairvaux. Deux cousins germains de son père le sont à Arc-en-Barrois et l’un d’eux, Toussaint Tiby, deviendra même son beau-père. On peut également évoquer son arrière-grand-père, Joseph Maifert, qui fut fondeur au fourneau de Cour-l’Évêque. C’est que nous sommes à l’âge d’or de la métallurgie Haut-Marnaise qui tient alors la première place en France et qu’enracinent dans le terroir les ressources en force motrice hydraulique, en minerai et en charbon de bois. Les études classiques de Léon Duponnois se déroulent au collège de Chaumont où il décide de s’orienter vers l’enseignement. Il suit les cours de rhétorique du lycée Louis le Grand à Paris et se présente à l’école normale supérieure où il est reçu en 1843. Le premier octobre 1856, il épouse à Arc-en-Barrois sa cousine issue de germaine, Pauline Tiby. Le père de Pauline Tiby à été régisseur à la forge d’Arc-en-Barrois et il s’est fait construire dans cette ville une grande maison bourgeoise. Le vingt-six mai 1859, Léon Duponnois est reçu à l’Académie des Sciences, Arts, Belles Lettres et Agriculture et y prononce un discours brillant.

Quelque temps plus tard en 1861, Pauline donne le jour à un fils, Marcel. C’est l’année où paraît, imprimé à Paris, un texte en vers intitulé L’homme pris par un lièvre, sous titré Épître d’un Champenois à un de ses compatriotes et signé de Léon Duponnois. Les alexandrins en sont vifs et agréables et sont pour l’auteur l’occasion de revendiquer bien haut sa qualité de fils de Champagne. À la fin de 1861 la petite famille part à contre cœur pour l’Ardèche, Léon Duponnois étant nommé professeur de rhétorique au Lycée de Tournon. En 1864 Léon Duponnois devient officier d’Académie.

C’est dès 1862 qu’ont paru, chez Hachette les contes et légendes signés de Léon De l’Aujon dans une belle édition illustrée par plusieurs artistes de renom, parmi lesquels Gustave Doré. Le 12 juillet 1867 Pauline met au monde un second enfant Jeanne mais hélas l’année suivante Pauline meurt à trente-huit ans après une cruelle maladie. Son fils est mis en pension et sa fille est confiée à sa grand-mère Tiby à Arc-en-Barrois. En 1871, Léon Duponnois obtient sa nomination d’inspecteur d’Académie et son premier poste est celui de l’Académie de Grenoble. Le quatre avril 1877, il est fait officier de l’instruction publique et plus tard, il est nommé dans l’Académie de Chaumont. Le quatorze juillet 1880, il est nommé Chevalier de la légion d’Honneur et inspecteur général pour l’enseignement primaire écrit : «Monsieur Léon Duponnois est très estimé et très aimé à Chaumont, comme il l’a été à Dijon. Doué d’une belle intelligence et d’un noble caractère, il honore les fonctions qu’il remplit. Nul ne méritait mieux que lui la croix de la Légion d’Honneur obtenue cette année sur la demande générale. » Le huit avril 1887, il tient à assister à Prangey, au mariage de sa nièce Clémence Tiby, Toute la famille se retrouve. Sa fille Jeanne est là bien sûr, mais aussi Marcel admis à Saint-Cyr en 1881 et qui, revenu en 1886 d’une campagne au Sénégal, est sur le point de s’embarquer pour le Tonkin. La journée de fête se passe au mieux. Le soir, descendant de voiture devant la maison de son beau-frère Ernest Tiby notaire à Langres, où il doit passer la nuit, il s’écroule sous les yeux de ses enfants victime d’une rupture d’anévrisme. Il est enterré au cimetière d’Arc-en-Barrois près de sa femme. C’est là aussi qu’une fontaine viendra perpétuer la mémoire de son fils le lieutenant Marcel Duponnois emporté par les fièvres six mois plus tard au Tonkin. D’après André Comolet Tirman.

Blaise, Joseph, Léon Duponnois


naît le vingt et un avril 1821, non pas dans le département de ses ancêtres, la Haute-Marne, mais à Longchamp-sur-Aujon dans l’Aube, où viennent confluer l’Aujon et l’Aube, rivières nées toutes deux dans la forêt d’Auberive. C’est à deux pas de ce confluent, sur la rive ouest de l’Aube, que Saint-Bernard fonda l’abbaye de Clairvaux qui devait essaimer dans toute l’Europe. Le père de Léon Duponnois, Joseph, est régisseur aux Forges de Claivaux. Son grand-père maternel, Étienne Éstienne, l’a été à Cour-l’Évêque