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Site de ArcenBarrois |

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Ou Émeric fut, comme son père, capitaine du château d’Arc-en-Barrois et seigneur de Latrecey. Une fille de Méry, Louise du Chatel fut chanoinesse de Poulangy. Les autres filles se marièrent à des seigneurs du voisinage, un fils Pierre succéda comme abbé de Hautevilliers à son oncle Pierre. Une des filles de Louis Quentin du Châtel appelée Guïette épousa Jean Humblot ou Humbelot et eût plusieurs enfants. Pierre Duchatel perdit ses parents de bonne heure. À l’âge de quinze ans il suivit les leçons de Pierre Turrel de Dijon, il commença à faire preuve de talent en défendant son maître accusé de magie et d’astrologie, et l’arracha par son éloquence victorienne à une condamnation préméditée. Érasme estimait beaucoup le jeune Pierre Duchatel et le fit correcteur d’imprimerie de Forben, à Bâle. Etant étudiant à Dijon Pierre Duchatel ne mena pas une vie très régulière et il eut un enfant d’une fille de son hôte. |
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Après avoir quitté la Suisse il alla en Italie ou il fut secrétaire du cardinal du Bellay, puis il visita la Grèce, la Turquie et l’Asie Mineure où il se perfectionna dans l’étude des langues orientales.Revenu en France, il fut nommé successivement abbé d’Auberive, et de Hautevilliers. Son érudition, sa sagesse et son esprit lui attirèrent les bonnes grâces de François 1er qui le fit son bibliothécaire, puis le nomma évêque de Tulle en 1539 puis de Mâcon en 1544, enfin d’Orléans en 1551 et grand aumônier de France.C’est le seul savant dont les questions avides de ce prince ne purent épuiser la science en deux jours, le seul aussi dont les malheureux ne purent épuiser la bienfaisance. Cet illustre Prélat ne craignait pas de blâmer devant le roi lui-même ceux qui recouraient à la flatterie. Un jour qu’il entendait le Chancelier trahir le roi par une lâche adulation, il lui dit : «De quel front osez-vous hasarder devant sa Majesté des flatteries qui feraient baisser les yeux aux Néron et aux Caligula. » Les courtisans se liguèrent alors contre lui et lui dirent que ses discours par leur liberté pourraient blesser l’oreille du maître. « Moi dit le roi, je vous ordonne de déployer en toute occasion cette liberté généreuse dont j’ai besoin, ma protection, mon amitié seule sont à ce prix. » Oubliant les désordres galants du roi il alla jusqu'à dire : Qu’il était persuadé qu’après une si sainte vie l’âme du roi en sortant de son corps avait été transporté au ciel sans passer par les flammes du purgatoire ! Ces expressions suffirent pour faire conclure à des docteurs de la Sorbonne que l’évêque de Macon, hérétique en secret, niait le Purgatoire. Ils envoyèrent une députation à Saint-Germain où résidait la cour pour y porter plaintes contre le panégyriste, le roi ne put se résoudre à examiner sérieusement l’accusation portée en Sorbonne. De ce fait Pierre Duchatel jouit constamment de l’amitié de François 1er dont il prononça l’oraison funèbre. C’était un Prélat très docte et très éloquent. Il prêcha dans les cloîtres, les hôpitaux et les prisons de Paris. Il fit servir son éloquence à la réformation des règles de plusieurs couvents, entre autres celui de Pontoise et à la réorganisation des filles repenties. |
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Ce digne Prélat, que le Chancelier de L’hôpital appelait «l'ornement des Muses» mourut d’apoplexie le 3 février 1552 en prêchant dans sa Cathédrale d’Orléans. |

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Naquit à Arc-en-Barrois vers 1490, il était le fils de Louis Quentin du Chatel, gentilhomme wallon, originaire du doyenné de Châtillon-sur-Seine (d’après l’abbé Mathieu) capitaine du château d’Arc-en-Barrois pour Jean de Vienne et de Jeanne Yvornes de Langres. Son frère Méry |