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Site de ArcenBarrois |

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Droit, solide, malgré ses 80 ans, moustache drue, Henri Vitrey, celui que l’on surnomma « le roi des piqueux » a bien voulu, pour nous, nous ouvrir l’album coloré de ses souvenirs. |
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À travers eux, c’est toute l’histoire des chasses qui défile dans ces forêts d’Arc-en-Barrois, où tout ce qui a un nom à particule s’est promené fusil sous le bras, invité par Mgr le Prince de Joinville, le duc de Chartres, le duc de Guise. Véritable force de la nature, il fut, force de la nature, il est resté, pour avoir depuis son enfance vécue cette vie au grand air, qui est la meilleurs des jouvences. Son père, garde chasse, lui inculqua l’amour de la forêt. À l’âge des culottes courtes et de l’école buissonnière, il aimait trop les oiseaux pour aller les dénicher. Par contre, à la pointe du jour, on le voyait ramasser les œufs de fourmis dont les jeunes faisans sont si friands, toutes les trois semaines, de mai en août. Il en faisait un véritable commerce. Il lui fallait remplir des caisses des caisses de 100 litres. Il gagnait alors 4 francs par jour. Cette forêt d’Arc-en-Barrois, il a appris à la connaître dans ses moindres détails, à l’aimer aussi. |
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À la porte de la petite maison aux verts une corne de cerf tient lieu de sonnette. Dans la salle à manger, rien que des trophées de chasse. Un dix cors, accroché au mur, des dents de sanglier de 23 cm de long, des chromos représentant des scènes de chasse. |