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Site de ArcenBarrois

meute » de Paul Vialar et bien sûr l’Encyclopédie de la Vénerie française. Tout ici, est consacré à la chasse, à la forêt, cette forêt qu’il connaît par cœur. Elle a été le décor de sa naissance le 16 janvier 1905 dans la maison forestière des Essarts. Il a vécu au milieu d’elle, en connaît tous les secrets et toutes les beautés. Il est l’un des plus vieux gardes des Domaines au château d’Arc-en-Barrois et au service particulier de la princesse Murat. Son père était déjà employé au Domaine. Fils unique, il suit son père dans ses randonnées à travers les bois. Très jeune, il apprend à repérer les empreintes et les laissées du gibier. « J’allais à l’école primaire d’Arc-en-Barrois, je faisais le trajet deux fois par jour et à midi je déjeunais chez ma grand-mère. Mais quand les Allemands ont investi la maison des Essarts, je suis resté avec ma mère car mon père était mobilisé et j’ai quitté l’école définitivement.  Je n’ai pas eu mon certificat d’étude à cause des Allemands. A 16 ans, je suis embauché comme valet de chiens à pied dans l’équipage (piqu’avant Champagne) de M. Paul Desbordes, Beau Jeu Beaumont et de Souzy dans la Marne. Ce sont mes débuts professionnels dans la chasse à courre.

Je me familiarise peu à peu avec le langage si particulier de la vénerie, cette langue si riche et remarquable par sa précision : le vocabulaire de la chasse au cerf comporte à lui seul, près de 500 termes spéciaux. Ensuite, je fais un détour par la Côte D’or. Je suis d’abord valet de chiens à cheval puis deuxième piqueux dans l’équipage (Vautrait Pique par Monts et Roches Fort) au marquis de Broissia de 1927 à 1931, cet équipage chassait le sanglier. Mais je reviens m’installer à Arc-en-Barrois ou j’épousai Lucie Louot le 12 juin 1933. Nous avons vécu dans des maisons forestières sans confort, pas d’eau, pas d’électricité. Nous avons longtemps habité le Calvaire avec cinq autres familles dont un valet de chiens et deux piqueux. (L’équipage Piqu’avant Champagne) au comte Chandon de Brailles comptait 80 chiens. » Marcel Richard se revoyait devant nous dans sa belle tunique rouge a revers blancs, en culotte verte, bas et gants blancs, gilet vert à bordure d’argent et bombe noire un bouton désignait les différents équipages. Ensuite nous sommes venus habiter Montrot nous y sommes rester 18 ans. Marcel se souvient encore avec émotion de ces départs à la pointe du jour en hiver, sur son demi-sang, au milieu des aboiements des chiens et du piaffement des chevaux. De belles amazones coiffées d’un tricorne se sont mêlées aux sonneurs pour la plupart le cor en bandoulière, les invités qui étaient de marque, l’archiduc d’Autriche, le comte de Harcourt, etc. La chasse débute non pas au rendez-vous, mais à l’aube avec le travail du valet de limier, afin de rembucher les animaux. Le valet a jugé l’animal sur son vol-ce-l’est, c’est à dire l’empreinte de son pied sur le sol etc....

Dès que vous avez poussé sa porte, à Arc-en-Barrois, le ton est donné et le décor est planté. Au mur, une collection impressionnante de bois de cerf. Un tableau : La chasse au faucon. Une bécasse empaillée. Henri IV et sa dame en bronze. Même le papier de la salle à manger est consacré à la chasse et à la vénerie. Au mur encore, une trompe Périnet extrêmement rare et plus rare encore, une trompe Raoux « à trois tours et demi » précise-t-il. Des livres : « La grande